Nos lieux de culte

Les temples et autres lieux

Deux paroisses à l'origine

Il y avait deux paroisses distinctes avec leurs propres pasteurs, jusqu‘en 1959, date à laquelle ces deux paroisses vont s’unir pour n’en former plus qu’une, avec  un  pasteur  unique à sa tête.

1/ Mérindol-Puget-Cavaillon.  

2/ Apt-Lacoste-Les Gros-L’Isle sur la Sorgue.

 François-César Boissier fut le 1er pasteur nommé sur Mérindol (1832-1833)

En 1905, l’Association cultuelle de Mérindol adopte les statuts types proposés par l’Union des Églises réformées évangéliques de France.

En 1938, réunification des églises réformées. Mérindol adhère à l’ERF (Église réformée de France).

En 1959, union officielle de la paroisse d’Apt-Lacoste-Les Gros avec la paroisse de Mérindol-Puget-Cavaillon.

En 1980, la paroisse prit le titre : « Association cultuelle de l’Église réformée de Cavaillon-Luberon et disséminés du Luberon »

En 2013, nouvelle dénomination « Église protestante unie de Cavaillon-Luberon » (JO du 3 /01/2013)

Temple de Cavaillon

 

Le temple de Cavaillon, situé 184 route de Pertuis, est le temple qui est le plus utilisé. A l’origine, il n’y avait que le presbytère, son implantation, à proximité de la gare, a favorisé son utilisation.

Historique :

L’ancien presbytère, route de Pertuis, a été acheté en 1956 par la paroisse.

A la place du temple, il y avait une cour et un jardin. Les cultes à Cavaillon se faisaient dans une salle de la grande rue et à la chapelle de l’hôpital.

Le pasteur Auguste Blanc est arrivé dans la paroisse en 1970. Il propose alors la construction d’un temple dans le jardin du presbytère. La décision est prise avec le conseil presbytéral, la Région et le Maire de Cavaillon, Monsieur Fleury Mitifiot.

Le chantier débute en 1971 et se terminera en 1975. Monsieur Maurice Carbonnel , conseiller presbytéral d’Avignon, sera le chef des travaux.

Ont participé à la construction du temple : L. Gros, A. Bertalot,  M. Liron, R.  Sadaillan, M. Combe. M. Evangélisti, M. Ferran, M. Braghieri , et les jeunes de la paroisse d’Avignon avec le pasteur Merminot. Cavaillon étant jumelé avec Weinheim en Allemagne, il y a eu aussi l’aide de cette paroisse avec des jeunes venus sur place.

L’inauguration du temple a eu lieu en 1976, en présence du président de la Région, du Maire et du Conseil général.

C’est suite au décès de Louis Gros, que le président du Conseil presbytéral, Roger Hollard, et les Conseillers Presbytéraux, ont décidé de nommer le temple « Foyer Louis Gros »

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Temple des Gros (hameau de Gordes)

Le temple des Gros (commune de Gordes) est au milieu de la campagne dans le hameau de même nom. Il est particulièrement utilisé aux beaux jours. On y organise les fêtes paroissiales et tous les cultes en été.

Ce temple est celui pour lequel nous avons le plus de documents historiques, une famille de la paroisse ayant vécu sur place ; ses descendantes ont fait un magnifique travail de recherches.

Construction du temple de la paroisse des Gros

En 1820, le sous-préfet d’Apt déclare que dans son arrondissement, la meilleure intelligence règne entre catholiques et protestants. 110 familles à Gordes, représentant dix noms : Bourgue le plus porté, Peyron et Martin, puis Viens, Perrottet, Robert, Anastay, Gaudin, Appy, Briquet. Alors que les autres temples du Luberon seront construits successivement (Mérindol en 1808, Lourmarin en 1813, La Motte d’Aigues en 1817), à Gordes les fidèles doivent se réunir dans des maisons appartenant à des particuliers et parfois même en plein champ. Cette communauté va devoir montrer, une fois de plus, sa ténacité pour obtenir la construction d’un temple et la nomination d’un pasteur.

Jérôme Tamisier, entrepreneur à Apt, fera les plans du temple des Gros. Une subvention municipale est votée à hauteur de 1 000 F. Un document signale, au titre des dépenses extraordinaires du budget de 1837, à Gordes, une « indemnité aux religionnaires protestants pour la construction de leur temple suivant la délibération du Conseil municipal du 21 février 1836, approuvée par le Préfet le 17 mars suivant ». Un terrain est donné par une famille Bourgue pour ce bâtiment et une souscription de 1 800 F étalée sur cinq ans est faîte auprès des paroissiens qui s’engagent à transporter gratuitement sur le terrain, tous les matériaux nécessaires à sa construction (entre 1833 et 1839).

En 1840, le consistoire de Lourmarin demande la création d’un poste de pasteur aux Gros. Cette demande restera sans suite, et le pasteur Etienne Floris (nommé en 1831 à Lacoste) devra desservir cette paroisse. Il visite ses paroissiens à cheval et doit franchir à gué le Calavon deux fois par mois pour assurer le culte aux Gros. Il doit aussi se rendre à Apt et Joucas. Nouvelle demande en 1843 : le conseil municipal est favorable, mais le curé de Gordes s’y oppose. Ce n’est qu’en 1865 que la paroisse des Gros se verra attribuer un pasteur titulaire, bien qu’elle possède un temple depuis 1837.

En 1868, on comptait à Gordes, selon un rapport du commissaire de police, 300 protestants « qui se conduisent toujours très bien, ils composent l’élite de la population campagnarde de la commune ».

Loi de séparation des Églises et de l’État en 1905

En 1905 l’église protestante des Gros se rattache à celle de Lacoste pour former « L’Association Cultuelle, Lacoste, les Gros et Apt » dont le siège est aux Gros. Elle possède une bibliothèque de 350 livres. Les biens mobiliers de la paroisse des Gros et Lacoste lui sont transférés : bancs, harmonium, chaire à prêcher, poêle … On y trouve une seule rente annuelle de 43 francs du pasteur Floris. Le président de l’association est Calixte Bourgue. Notre grand-père Daniel Bourgue en sera trésorier et le pasteur Léon Boidevezi succèdera à Louis Bresson.

En 1888, s’y rattache l’Isle sur Sorgue, et en 1959, est créée l’union officielle des paroisses des Gros, Lacoste, Apt et Mérindol. De 1912 à 1918, ce sont à nouveau des ministres du pays d’Aigues, comme dans les premiers temps, qui desservent la paroisse des Gros, de Lacoste et d’Apt. Ainsi, le pasteur Albert Brenez, (notre grand-père maternel) en poste à Peypin d’Aigues, de 1912 à 1915, traversera régulièrement le Luberon en vélo, pour assurer le culte aux Gros.

Temple de Lacoste

Le temple est situé dans le haut du village, près de l’accès au célèbre château de la famille de Sade.

Il est utilisé régulièrement par la municipalité pour des activités culturelles.

Le culte y est célébré le cinquième dimanche  du mois.

Chapelle du collège à APT

Depuis quelques années, la présence de notre Eglise est assurée à Apt grâce au prêt de la Chapelle du Collège Jeanne d’Arc : le premier dimanche du mois, en période scolaire, le culte se déroule dans cette chapelle située sur le cours Lauze de Perret.

Temple de Mérindol

Le temple actuel de Mérindol a été construit en 1806-1808. De belles dimensions, austère bien que doté d’un très beau cadran solaire en façade, il a été longtemps le plus utilisé jusqu’à ce que sa vétusté entraîne sa fermeture.

Aujourd’hui restauré, il est très difficile à chauffer et son acoustique rend difficile la tenue de cultes réguliers. Il est très agréable d’y écouter des concerts lorsque le public est nombreux.

Histoire : les familles d’origine vaudoise (Valdéisme) en 1532,  se rallieront à l’église réformée lors du synode de Chanforan. Haut lieu du protestantisme vauclusien, Mérindol fut un village martyr en 1545, suite à un arrêt du parlement d’Aix en 1540 ; les habitants rescapés n’y reviendront qu’en 1549, la liberté de leur culte leur étant redue en 1570 et le premier temple construit la même année puis agrandi en 1633. Il sera encore agrandi en 1682-1685 avant la révocation de l’édit de Nantes en 1685.

Plaque historique de Mérindol

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Temple de Puget sur Durance

Situé tout en bas du village, le temple, restauré et bien aménagé par la municipalité, permet des rencontres très agréables en particulier après l’été pour la fête de rentrée paroissiale.

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